Si votre clé porte un logo Kaba, Keso ou Glutz et qu'on a refusé de vous la copier au supermarché, tout est normal — et c'est une bonne nouvelle pour votre sécurité. Voici comment fonctionne le système, et comment ne pas se faire piéger par lui.
Une clé protégée combine deux verrous : un profil breveté — l'ébauche n'est pas en vente libre, impossible de tailler une copie sans elle — et une carte de propriété remise avec le cylindre, qui prouve que VOUS avez le droit de commander des copies. Le fabricant ou son dépositaire agréé ne reproduit la clé que carte en main. Résultat : le voisin, l'ex, l'artisan de passage ne peuvent pas dupliquer votre clé en douce — c'est toute la différence avec une clé crantée à 15 francs.
Dans un immeuble sous organigramme, la carte (ou le registre) est chez la régie — c'est elle qui commande les copies, et c'est pour ça qu'une clé d'immeuble perdue se déclare TOUJOURS à la régie (le détail dans notre guide clé perdue en location). Pour une villa ou une PPE, la carte est à vous : rangez-la ailleurs que sur le trousseau qu'elle protège — avec les papiers importants, pas dans l'entrée.
Kaba (dormakaba) : la clé à trous emblématique, omniprésente dans les immeubles. Keso : profil à goupilles multiples, très courant dans les organigrammes de régies. Glutz : l'horlogerie soleuroise de la serrure, fréquente dans le neuf. Les trois se valent à condition d'être posés correctement — et pour une reproduction, le circuit est le même : carte, commande, quelques jours de délai.