Le vol en cave est l'un des plus fréquents de Suisse — vélos, skis, pneus, cartons de déménagement — et l'un des moins bien remboursés. Parce que tout le monde protège sa porte palière et laisse un cadenas de valise sur un box grillagé.
Le sous-sol cumule tout : passage légitime permanent (personne ne s'étonne d'y croiser un inconnu), clé commune détenue par des dizaines de foyers — et par tous les anciens locataires qui en ont gardé copie —, éclairage pauvre, zéro témoin. Le voleur de cave n'est presque jamais un perceur : il pousse les portes mal fermées et coupe les cadenas premier prix à la pince. La parade est donc simple et mécanique.
L'assurance ménage couvre la cave — mais souvent avec des plafonds réduits pour les locaux annexes, et l'exigence d'une effraction CARACTÉRISÉE : le box « ouvert sans trace » (cadenas coupé emporté par le voleur, porte poussée) se discute. D'où deux réflexes : photographier son box fermé ET son contenu de valeur (vélos avec numéro de cadre), et déclarer tout vol même « petit » — la marche à suivre est la même qu'après un cambriolage. Les objets de vraie valeur n'habitent pas en cave, point.
La clé de buanderie qui ouvre aussi la cave ET l'entrée est une clé d'organigramme : perdue, elle se déclare à la régie immédiatement (guide : clé perdue en location). Si votre immeuble fonctionne encore avec des clés communes copiables à volonté, c'est un sujet d'assemblée ou de courrier à la régie : le passage à un système à carte se chiffre par immeuble — voyez aussi notre page régies & gérances.